
Sherbrooke, le 26 janvier 2026 – Le Conseil régional de l’environnement de l’Estrie (CREE) partage le point de vue de l’Alliance TRANSIT concernant l’absence d’efforts véritables en transport collectif permettant d’atteindre les cibles de réduction des gaz à effet de serre (GES) plutôt que de les reporter. En Estrie, la faible disponibilité d’alternatives efficaces à l’automobile contraint encore une grande partie de la population à s’y accrocher, une dépendance qui coûte cher aux ménages et à nos communautés.
Les transports routiers représentent plus de 30% des émissions de GES, ici comme ailleurs au Québec, alors que bien peu a été fait pour répondre à la Politique de mobilité durable du Québec. Ce dont nous avons besoin, ce n’est pas d’un report des cibles et des moyens, mais d’investissements majeurs, durables et porteurs de façons de faire innovantes.
Les besoins sont pourtant clairs et nombreux : déplacements domicile-travail matin et soir, rendez-vous de santé, courses essentielles ou activités sportives et culturelles. Or, l’offre en transport collectif est inégale, mal adaptée et permet rarement de se déplacer au delà des limites des MRC, des contraintes à contre-courant des réalités et des besoins des citoyen·nes de tous âges. À cela s’ajoutela récente diminution de l’offre et de la flexibilité du transport collectif interurbain privé.
Malgré tout, des solutions alternatives se développent en Estrie et contribuent à réduire la nécessité de posséder un véhicule automobile. Pensons notamment à Communauto, LocoMotion et SAUVéR pour l’accès à des véhicules partagés, à AmigoExpress Local pour le covoiturage de courte distance, ainsi qu’à BIXI pour le vélopartage sur des courtes distances au quotidien.
Renseignements
Alexandre Demers
Directeur adjoint au COnseil régional de l’environnement de l’Estrie